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Jeudi 5 novembre 2009

Dans le petit monde de la communication institutionnelle, le fait marquant de la semaine, c'est incontestablement, le départ de l'inamovible Pierre Zémor du siège de Président de « Communication Publique », l'association qu'il avait fondée il y a 20 ans.

Figure incontournable des colloques et des formations consacrées à la communication sous toutes ses formes,  Pierre Zémor fait partie de ceux qui ont contribué à crédibiliser nos métiers auprès des élus. Son omniprésence et son sens relationnel exacerbé... agaçaient aussi fortement et ont peut-être limité l'influence réelle de l'association « Communication Publique ».

Historiquement premier cercle de réflexion sur la communication institutionnelle, celle-ci n'a jamais pris les virages militants nécessaires pour réellement peser sur les débats intéressant les  chargés de communication (statuts, formation, numérique...).

Il y a un an, Pierre Zémor  était particulièrement chahuté et échappait de peu à un « pu-putsch » fomenté par un de ses fidèles seconds.

Le 28 octobre dernier , il s'est retiré en obtenant le poste de  « Président d'honneur » et le conseil d'administration de « Communication Publique » a élu à l'unanimité Bernard Emsellem, directeur général délégué au développement durable et à la communication de la SNCF.

Espérons que ce dernier saura ramener le calme dans la « Maison Zémor », et surtout lui redonner le lustre et la crédibilité que toute la profession attend.

Par Fabrice Jobard - Publié dans : communication territoriale
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Vendredi 30 octobre 2009

Une des premières qualités du dircom territorial doit être le sens de la diplomatie. Ses domaines de compétence sont en effet bornés par les prérogatives des autres directeurs.

Dès qu'il met en avant les réalisations de l'équipe municipale, il doit composer avec le dircab.

Dès qu'il s'intéresse à la communication interne, il se heurte au DRH. Dès qu'il se penche sur Internet, il fait face au DSI. Dès qu'il veut promouvoir son territoire, il doit rendre attache avec le directeur de l'Office de Tourisme...

Ces enjeux de pouvoir sont difficiles à gérer, mais ils sont le lot de tous les dircoms des secteurs publics et privés ( les rapports entre directeurs de la communication et directeur du marketing sont souvent houleux). Là où tout se complique dans les collectivités, c'est que ces relations entre agents sont doublées de relations entre élus.

Si l'adjoint en charge des relations publiques tombe en « disgrâce politique», le dircom perdra incontestablement de sa superbe, surtout si ce dernier avait contribué à son embauche. Inversement, la subtilité des alliances entre élus peut lui permettre de faire avancer des dossiers auxquels il ne croyait plus.

Finalement, la meilleure posture à adopter pour le chargé de communication, c'est de garder la tête froide et... d'éviter de froisser trop de monde. Indépendamment du résultat de ses actions, un maire ou un président ne gardera pas très longtemps près de lui un dircom ayant... mauvaise presse

Par Fabrice Jobard - Publié dans : communication territoriale
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Jeudi 29 octobre 2009
En discutant hier avec le PDG des fameuses cravates Genete, j'ai découvert un site entièrement consacré à la façon de nouer sa cravate. A découvrir d'urgence en cliquant ici !
Par Fabrice Jobard - Publié dans : Les définitions
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Mardi 27 octobre 2009

La réforme territoriale, enfin dévoilée aujourd'hui par le Président de la République, a pour grande ambition de « simplifier le mille-feuilles administratif ».

Désormais chacun restera dans les clous  de ses compétences obligatoires.

Oubliée la « compétence générale ». Plus question de papillonner de-ci, de-là, en faisant un peu de culture, un peu de tourisme, voire un peu de développement économique, lorsqu'on est par exemple un Département.

Au nom de l'efficacité financière et administrative, on s'apprête, en fait, à tuer un mythe : celui de la toute puissance des collectivités sur leur territoire.

Prenez les bulletins territoriaux. Candide, débarquant d'ailleurs, aurait bien du mal à déterminer les compétences de chaque collectivité.

Pire encore, il attribuerait à chacune des compétences qu'elles n'ont pas, mais qui sont tellement plus « sexy » que les missions dévolues par les lois de décentralisation.

Le dernier opus de notre magazine départemental consacrait ainsi plus de 4 pages au sport (12,5% de la pagination) et 6 à la promotion économique (18 ,75% de la pagination), alors que ces domaines  relèvent des compétences facultatives... et qu'ils représentent  respectivement 1 et 3 % du budget du Conseil Général. L'action sociale (50 % du budget) n'a, par contre, bénéficié dans ce même numéro que de 2 pages (soit moins de 7 % de la pagination du journal).

Si la réforme aboutit, le rôle des directions de la communication risque d'évoluer. Finie l'époque où, à coup de campagnes agressives et d'événements flamboyants, on tâchait d'accréditer l'idée de l'omnipotence des collectivités.

Désormais, il faudra se contenter de faire savoir ce que l'on fait, indiquer comment on le fait et pour qui on le fait.

Ce « retour » à une communication humble et bornée sera peut-être éprouvante pour certains dircoms habitués à plus de panache... mais ce sera le prix à payer pour participer à la construction du paysage territorial de demain.

Par Fabrice Jobard - Publié dans : communication territoriale
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Lundi 26 octobre 2009
La photographe américaine Annie Leibovitz, réputée pour ses clichés de célébrités, a signé une photo officielle de la famille Obama, rendue publique vendredi par la Maison-Blanche. Prise le 1er septembre dernier dans la "chambre verte" de la résidence présidentielle à Washington, la photo montre les quatre membres de "la première famille" américaine : le président Barack Obama, son épouse Michelle et leurs deux filles, Malia et Sasha, assis sur des fauteuils en bois. La petite Sasha, huit ans, en robe blanche, met son bras sur l'épaule de son père, cravate grenat sur chemise blanche. Malia, 11 ans, l'aînée des filles Obama, enlace sa mère, en longue robe noire.
La photo a été mise en ligne sur le compte du site Internet de partage de photos Flickr de la Maison-Blanche, ainsi que sur la page tenue par la présidence américaine sur le site de socialisation Facebook. Cette prise de vue constitue un nouvel ajout prestigieux à l'album de Mme Leibovitz, qui, depuis le début de sa carrière en 1970, a fixé sur le papier des centaines de célébrités, de John Lennon à la reine d'Angleterre. Mais l'artiste new-yorkaise de 60 ans a connu récemment des revers financiers, n'évitant que de justesse une mise en faillite début septembre après avoir trouvé un accord avec ses créanciers qui ont restructuré une dette de 24 millions de dollars.  (c) Le Point .fr
A titre personnel... j'imagine bien un photo mettant en valeur la famille de notre actuel Président de la République Française !!
Par Fabrice Jobard - Publié dans : Les institutions
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Lundi 19 octobre 2009
Les Vélibs étaient il y a quelques mois encore les symboles de la nouvelle gouvernance parisienne, celle de l'air pur et de la bonne gestion .

Les Vélibs, étaient aussi les symboles du renouveau d'une entreprise familiale qui avait su gommer son image d'affreuxafficheur pour mieux partager sa réussite avec les Villes.

Depuis le début de l'année les Vélibs sont surtout synonyme de cauchemar pour les deux parties.

La faute au vandalisme qui atteint des proportions délirantes. Sur les 14.000 vélos du marché... près de 8.000 auraient fait l'objet de vol et on aurait enregistré plus de 16.000 dégradations en tous genres.

Du coup, la facture de l'entretien explose, tandis que le fameux deal « petits vélos contre panneaux publicitaires » s'écroule.

Avec la crise, la publicité fuit les sucettes et abribus (7 millions en moins cette année pour Decaux). Avec le vandalisme, les recettes des location (versées à la Ville) flanchent.

Aujourd'hui la mairie de paris et JCDecaux en sont à tenter de renégocier. L'afficheur veut échapper aux pénalités prévues dans le contrat et obtenir un dédommagement pour les vélos volés ou abîmés. La Ville voudrait que le service fonctionne enfin correctement et que les 17 millions de recettes prévues arrivent enfin dans ses caisses.

Le problème c'est que les deux parties se tiennentpar la barbichette... et que personne n'a envie que le scandale éclate trop fort.

Decaux a besoin de sa vitrine parisienne qui lui a permis de partir à la conquête du monde. Bertrand Delanoë a besoin de ses vélos qui lui sauvé les dernières municipales.

Autant dire que les tractations vont avoir lieu dans l'ombre... et qu'elles vont forcément aboutir !

Par Fabrice Jobard - Publié dans : communication territoriale
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Jeudi 24 septembre 2009

Les questions protocolaires sont généralement source d'un grand stress dans les collectivités locales.

Comment composer une table d'honneur ? Comment aligner les drapeaux devant un bâtiment public ? Quel est l'ordre des discours lors d'une inauguration ?

Autant d'interrogations qui n'ont pas fini de donner des sueurs froides aux élus et par voie de conséquence, à leurs collaborateurs. Surtout qu'en France à la différence des pays anglo-saxons, les choses ne sont pas bien claires.

S'il existe quelques (rares) règles écrites à respecter impérativement, le protocole français est essentiellement composé d'usages non écrits, mais tout aussi contraignants.

A bien y réfléchir, il ne faut cependant pas s'épuiser ici (comme souvent  aussi ailleurs !)  à courir après la perfection...

Au cœur du protocole, il y a en effet les relations humaines et celles-ci sont, par nature,  changeantes et imprévisibles.

Pour une question d'affinité, une personne peut refuser de retrouver à côté d'une autre, même si le protocole en décide ainsi. Lors d'une inauguration, des personnalités peuvent être au dernier moment, invitée par le maire à s'exprimer.

Pour rétablir la situation, il faut savoir composer (un peu) avec la règle et surtout faire preuve de souplesse, de doigté et de ... rapidité.

Par Fabrice Jobard - Publié dans : Les définitions
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Dimanche 20 septembre 2009
Le site vient de fêter ce week-end son 40.000ème visiteur unique en un an et demi.
Merci à tous et n'hésitez pas à poster commentaires et interrogations !


 
Par Fabrice Jobard
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Jeudi 17 septembre 2009

Je suis épaté par l'activisme et le culot  de mon camarade Franck Confino.

Sa campagne imaginée pour  l'Auvergne (« l'Auwwwergne de la tentation ») suscite ces jours ci un buzz énorme. Les émissions de télé s'enchaînent et les visionnages sur dailymotion se comptent par dizaine de milliers,  surtout depuis que la Fox a commencé à râler pour cause de plagiat de son  émission de télé réalité « l'Ile de la tentation ».

Le plus fort c'est que son agence (et son client !) semble(nt) prêts à tout pour faire monter la tension avec le géant des médias US.

Un groupe de soutien à la « liberté de parodier » a été monté aussi sec sur Facebook et une vidéo ridiculisant un méchant Yankee se baladant avec une mallette ornée d'un renard ( !) a été lancée hier, histoire certainement de poursuivre l'escalade.

Je suis vraiment bluffé qu'une collectivité puisse se lancer sur ce terrain-là.

Un petit bémol quand même mon cher Frank :  c'est vrai que l'on parle beaucoup de la campagne, mais le message pour moi n'est pas très clair... Est-ce une pub pour vanter les atouts touristiques de l'Auvergne, pour attirer des entreprises ou encore pour ressouder les habitants à l'interne... J'avoue avoir un peu de mal à choisir.

Mais c'est vrai je ne suis encore pas très Web 3.0 !

Par Fabrice Jobard - Publié dans : communication territoriale
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Lundi 14 septembre 2009
Question: Nous sommes une entreprise et nous recevons demain : un ministre, un Préfet, un président de Conseil Général et un maire. Dans quel ordre doit-on citer les personnalités invitées ? Doit-on mentionner le Préfet ?

Réponse : A notre sens, le Préfet n'a pas  à être cité car il s'efface derrière le ministre  qu'il accompagne. L'ordre protocolaire du mot d'accueil pourrait donc être le suivant (s'appuyant sur les décrets de 1989) :
1 : Ministre
2 : Le Président du Conseil Général 
3 : Le maire

Si une mention (de courtoisie) doit être faite au Préfet, nous le ferions apparaître en 4ème position derrière les élus.
Par Fabrice Jobard - Publié dans : Exercices pratiques
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